Internet a une empreinte carbone. Et elle est massive.
On a tendance à penser à Internet comme quelque chose d'immatériel. Des données qui "volent" dans l'air. Du cloud — littéralement des nuages. C'est une illusion confortable.
Internet, c'est du béton, du métal, de l'eau, et de l'électricité. Beaucoup d'électricité.
C'est la part de l'électricité mondiale consommée par les data centers aujourd'hui — et cette part est en croissance rapide, portée par l'explosion du cloud, du streaming et de l'intelligence artificielle.
Source : Agence Internationale de l'Énergie (AIE), 2024 — Nature Communications, 2024Les data centers, c'est quoi concrètement ?
Un data center, c'est un bâtiment qui contient des milliers de serveurs — des ordinateurs puissants qui stockent et traitent des données en permanence. Ces serveurs consomment de l'électricité pour fonctionner. Et ils dégagent de la chaleur. Beaucoup de chaleur. Pour éviter qu'ils ne surchauffent, il faut les refroidir — ce qui consomme encore plus d'électricité.
En moyenne, pour chaque watt consommé par les serveurs, il faut environ 0,5 watt supplémentaire juste pour le refroidissement. C'est ce qu'on appelle le PUE — Power Usage Effectiveness.
Le numérique n'est pas immatériel. Il est physique, énergétique, et localisé dans des bâtiments réels, sur des terres réelles, connectés à des réseaux électriques réels.
Stocker indéfiniment, ça coûte de l'énergie
Les grandes plateformes gardent tout. Chaque message. Chaque photo. Chaque like. Chaque recherche. Pas seulement pour te les montrer — mais pour les analyser, les croiser, les monétiser. Et pour se protéger légalement.
Ce stockage massif et indéfini a un coût énergétique réel. Un coût qui croît proportionnellement au volume de données accumulées.
Le paradoxe des données oubliées
Plus de 70% des données stockées dans les grandes infrastructures cloud sont des données "froides" — jamais ou très rarement accédées. Elles existent. Elles occupent de l'espace physique sur des serveurs actifs. Ces serveurs consomment de l'électricité. Pour stocker des messages que personne ne relira jamais.
— Estimation basée sur les rapports sectoriels cloud, IDC & Gartner, 2023Ces données "froides" ne sont pas des exceptions. Elles sont la norme. Et elles représentent une part croissante de la consommation énergétique du numérique mondial.
HI et la logique du stockage éphémère
HI ne résout pas la question énergétique du numérique. Ce serait prétentieux de l'affirmer, et les projections à ce stade ne permettent pas de quantifier précisément l'impact.
Mais HI a fait un choix architectural qui va dans le sens d'une consommation plus raisonnée : ne stocker que ce qui est nécessaire, et l'effacer dès que ce n'est plus nécessaire.
À chaque expiration, les données sont effacées — des serveurs, définitivement. Ce choix a été fait principalement pour des raisons de vie privée. Mais il a une conséquence environnementale directe : moins de données stockées signifie moins de serveurs nécessaires, moins d'énergie consommée, moins de refroidissement requis.
Ce n'est pas une promesse verte. C'est une conséquence logique d'un choix architectural. À mesure que HI grandit, cette logique d'effacement automatique limitera mécaniquement la croissance de l'infrastructure nécessaire — contrairement aux plateformes dont le modèle repose sur l'accumulation perpétuelle.
Ce que Hizy a compris
Hizy n'a pas choisi HI pour des raisons environnementales. Il l'a choisi pour protéger sa vie privée.
Mais il apprécie de savoir que ce choix ne vient pas sans cohérence. Que la même logique qui efface ses données pour les protéger contribue aussi, à sa mesure, à ne pas alimenter une infrastructure de stockage qui grossit sans fin.
Ce n'est pas HI contre les data centers. C'est HI qui a décidé de ne stocker que ce qui est utile, pendant le temps où c'est utile. Et de laisser le reste s'effacer.
Comme dans la vraie vie. Ta mémoire n'archive pas tout non plus.